La culture des jeunes n’est plus diffusée uniquement à travers la télévision, la radio ou le livre. La culture des jeunes est désormais élaborée dans un environnement numérique en permanence. Les contenus sont accessibles en continu, personnalisés et souvent proposés en fonction des habitudes de chacun. Pivot central de cette mutation, le smartphone est quasi omniprésent. Il s’impose comme le vecteur culturel prédominant chez les jeunes.
D’ailleurs, 72 % des 15-24 ans privilégient le visionnage vidéo sur mobile à celui sur téléviseur classique. Pourtant, l’enjeu dépasse la simple quantité de contenus offerts. La culture numérique est organisée autour d’algorithmes, de plateformes et de formats interactifs. Ces outils régissent en temps réel ce que les jeunes regardent, écoutent ou valorisent.
L’influence des algorithmes sur ce que nous aimons dans la culture
Aujourd’hui, la manière dont les jeunes voient et consomment la culture a beaucoup changé grâce aux outils digitaux. Derrière nos écrans, des algorithmes ultra-puissants surveillent tout ce qui s’y passe. Ils tiennent compte de chaque action, clic, décision et/ou mot. C’est grâce à cela qu’ils sont capables de nous proposer chaque jour des choses qui, selon eux, devraient nous plaire.
Quand les algorithmes influencent nos préférences culturelles
L’habitude d’être exposé régulièrement à des contenus numériques entraîne graduellement des changements dans nos préférences et nos opinions. Pas d’arrêt brut, mais d’ajustements progressifs. Chaque clic, chaque “j’aime”, chaque recherche laisse une trace exploitable:
| Élément observé | Rôle dans la recommandation | Effet sur les préférences |
| Likes et réactions | Indiquent les contenus appréciés | Renforcent des goûts déjà présents |
| Temps de visionnage | Mesure l’engagement réel | Met en avant des contenus similaires |
| Historique de recherche | Identifie les centres d’intérêt | Oriente les suggestions futures |
| Partages et commentaires | Signalent l’implication active | Accentuent certaines thématiques |
| Suggestions automatiques | Proposent du contenu personnalisé | Façonnent progressivement les choix culturels |
Progressivement, une véritable “culture du code” se met en place. Les écrans ne se contentent plus de diffuser des contenus : ils orientent discrètement la vie de tous.
Impact de ces algorithmes sur notre vie
Ce que l’on connaît bien ou ce qu’on aime ressort davantage, ce qui renforce nos choix et nos préférences. Mais, cela peut nous piéger dans le même schéma, car on se tient souvent à ce que l’on connaît déjà. On parle souvent de “bulles” où l’on ne voit que des choses similaires. Cette façon d’agir peut donc nous empêcher de découvrir de nouvelles choses et réduire la diversité de ce que l’on voit et aime.
Mini-contenus et la transformation de l’attention
Maintenant, l’environnement des jeunes s’étend surtout grâce à des séquences numériques très brèves. Nous parlons de ces courtes vidéos de 15 à 60 secondes, d’histoires passagères, de réels ou de clips musicaux qui dominent largement les plateformes les plus utilisées. Le visuel est essentiel, et il doit faire forte impression, avoir un impact immédiat. Tout cela amène à plusieurs constatations :
- Ces formats ultra courts favorisent une dispersion de l’attention.
- Ce qui séduit sur le champ l’emporte sur l’analyse en profondeur.
- Ils bouleversent nos rapports avec des œuvres plus exigeantes, comme les romans, les docu, les pièces de théâtre.
- Ils ont tendance à instituer une consommation à l’emporte-pièce, très centrée sur le ressenti brut.
- Ils font qu’aujourd’hui plus que jamais l’impact du visuel fort et l’émotion quasi immédiate ont de l’importance.
En 2024, sachez que presque 9 ados sur 10 de 12 à 17 ans y seront chaque jour. Parmi eux, 42 % y passeront chaque jour entre 2 et 5 heures. Cela change la manière de consommer l’information. On est sur une consommation très vive, très visuelle, et très émotionnelle.
Culture globale et identité locale à l’ère numérique
Les plateformes numériques permettent d’accéder facilement aux tendances culturelles du monde. Musique internationale, séries en VO, vidéos à la mode, styles vestimentaires venus d’ailleurs, il n’y a qu’un clic pour tout diffuser et tout recevoir. Cela permet :
- De développer des points de vue culturels différents et de favoriser de nouveaux échanges interculturels.
- Aider les jeunes à s’approprier des idées venues d’ailleurs en les adaptant à leurs usages locaux.
- De faire disparaître certaines traditions locales, si celles-ci n’ont pas leur place sur le web.
- De faire coexister des identités culturelles, nouvelles, qui mêlent influences planétaires et bases locales.
Les jeunes ne font plus de choix entre mondial et local. A l’heure du tout numérique, les offres de service en ligne changent aussi nos façons de nous divertir. C’est le cas par exemple des offres de casino en ligne comme celle du 50 € sans dépôt sur Slotozilla. Cette offre permet de jouer sur une plateforme de casino, via des machines à sous et bien d’autres jeux en ligne. A l’époque du tout numérique, nous sommes passés de la culture du téléchargement / streaming, à la culture du clic, même dans les casinos.
Culture participative et création numérique
Le monde du web a transformé nos jeunes en acteurs de leurs loisirs numériques. Cela loin de les cantonner à une posture de simples spectateurs inertes. Ils font, refont, remixent, participent, transforment les œuvres qu’ils aiment. Bref, ils font tout cela à-côté, sur, ou via internet.
A cet effet, avec internet ils peuvent :
- Réalisé des vidéos ;
- Modifier des images, sons, vidéos à partir desquels ils sont partiellement fans ;
- Participé (débuter, l’animer) à un collectif, juste pour se faire du bon temps avec les tendances actuelles
Ils peuvent s’appuyer sur des plateformes (ou des réseaux) comme TikTok, YouTube, Discord ou Twitch. Là ils se retrouvent entre pairs, centres d’intérêt communs, voire constituer des communautés.
Communautés numériques et nouvelles sous-cultures
Internet a fondamentalement changé la donne. Il est aujourd’hui très facile de rassembler des personnes autour de centres d’intérêts précis. Avec le temps, ces communautés ont développé leur propre langage, leurs blagues privées et leurs références. Vous avez par exemple les :
- Enthousiastes de musique qui discutent de leurs morceaux préférés.
- Passionnés de jeux vidéo testant à l’infini le dernier jeu en vogue.
- Adeptes d’un courant de mode ou de déco spécifique.
- Aventuriers ou survivalistes en petit groupe testant ensemble leur dernier matériel.
Le plus beau est que ces communautés ne connaissent pas de frontières géographiques. Un adolescent peut très bien s’intégrer à une sous-culture mondiale sans jamais être rencontré en face-à-face d’autres membres du groupe. Il s’agit de cultures aussi souples que dynamiques. Elles sont nécessaires pour que les jeunes deviennent identiques et aussi pour développer nos formes culturelles.
Conclusion
Ainsi, les habitudes des jeunes connaissent des changements majeurs et variés. Elle se construit avec un emploi très individuel et permanent, parfois dirigé par des algorithmes orientant leurs préférences. Leur attention est captée par des contenus brefs, très visuels et extrêmement rapides. Les modes globales se combinent aux pensées bien ancrées dans leur existence locale.
Bien sûr, créer du contenu est devenu aussi majeur que simplement le consommer. En réalité, les communautés qui naissent en ligne transforment profondément les anciennes cultures. De fait, le digital ne diffuse pas que la culture. Il la refaçonne entièrement, en changeant ses fondements, ses dynamiques et ses points de repère majeurs.
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