L’essentiel à retenir : Le terme « amatrice » est validé par les dictionnaires comme Larousse et Le Robert. Il désigne une femme passionnée ou non-professionnelle dans un domaine, avec un usage parfois péjoratif. Maîtriser son accord (féminin pour une personne, masculin invariable pour une pratique) évite les erreurs courantes. Son usage reflète une évolution linguistique vers une féminisation affirmée.
Vous débattez sur l’utilisation terme amatrice ? Ce mot, souvent associé à la passion non professionnelle, suscite des interrogations sur son bon usage, notamment en raison de la confusion avec des formes incorrectes comme « amateure ». Découvrez dans cet article les règles d’accord précises, ses sens variés selon le contexte – qu’il s’agisse d’une passionnée de cinéma, d’une artiste non professionnelle ou d’une cliente potentielle – et pourquoi il remplace avantageusement des formes incorrectes comme « amateure ». Nous explorerons également son évolution dans les dictionnaires modernes et la position des institutions linguistiques. Une clarification indispensable pour maîtriser cette notion clé et éviter les erreurs courantes dans votre écriture.
- Amatrice : un terme parfaitement correct et validé
- Les différentes facettes du mot amatrice
- La règle d’accord : quand utiliser amatrice ou amateur ?
- Amatrice, amateur, amateure : que faut-il choisir ?
- La position des dictionnaires et l’évolution du langage
- En résumé : comment bien utiliser le mot amatrice ?
Amatrice : un terme parfaitement correct et validé
Le débat autour de l’usage du terme amatrice suscite souvent des interrogations. Pourtant, les dictionnaires comme le Larousse, Le Robert et le Littré confirment que ce mot, bien que rejeté par l’Académie Française, est parfaitement utilisable. Il s’agit simplement de la forme féminine régulière d’amateur, comme acteur/actrice ou spectateur/spectatrice.
Une amatrice désigne principalement une femme qui pratique une activité par passion, sans en faire son métier. Que ce soit en arts, en sports ou en littérature, ce terme souligne une pratique non professionnelle mais engagée. Par exemple, « Elle est amatrice de peinture » ou « Ce sont des comédiennes amatrices » illustrent parfaitement son usage contemporain.
Cependant, une confusion persiste : certains préfèrent utiliser amateur pour le féminin, un usage contesté. Selon le TLF (Trésor de la Langue Française), cette forme est rarement employée au féminin, tandis que le Littré juge amatrice à la fois « bon et utile ». Une nuance sémantique existe aussi : dans un sens péjoratif, « travail d’amatrice » peut évoquer une prestation manquant de sérieux, équivalente à « dilettante ».
Cette interrogation fait partie des nombreuses questions courantes de la langue française, comme les accords ou conjugaisons complexes. Historiquement, le mot désignait une variété minérale (la variscite), mais cette utilisation est aujourd’hui désuète. Aujourd’hui, amatrice incarne une évolution linguistique naturelle, même si son adoption reste progressive.
Les différentes facettes du mot amatrice
Saviez-vous que le mot amatrice recouvre des significations variées selon le contexte ? Derrière ce terme, se cache une richesse de nuances à explorer pour mieux l’utiliser.
- La passionnée : Une femme qui cultive un amour profond pour une activité ou un domaine. Exemple : « Elle est une véritable amatrice de cinéma d’auteur, capable de citer chaque plan des films de Kurosawa. »
- La non-professionnelle : Une personne qui pratique une activité par plaisir, sans en faire son métier. Exemple : « C’est une photographe amatrice, mais son œil aiguisé rivalise souvent les professionnels. »
- La débutante ou dilettante (sens péjoratif) : Dans certains cas, le terme sert à souligner un manque de rigueur ou de compétence, souvent en contexte critique. Exemple : « Son organisation ressemblait à celle d’une amatrice, manquant de précision. »
- La cliente potentielle : En commerce, une amatrice désigne une acheteuse passionnée, prête à investir dans un domaine qui la captive. Exemple : « Les galeries d’art ciblent les amatrices d’impressionnisme pour leurs ventes aux enchères. »
Le mot amatrice a également eu un usage oublié : il désignait autrefois une pierre précieuse, la variscite, mais cette définition est tombée en désuétude. Aujourd’hui, son emploi dépend toujours du contexte et de l’intention. Une amatrice peut ainsi incarner la passion, l’apprentissage, ou, dans un registre négatif, l’incompétence. Retenez que, pour éviter les malentendus, les mots professionnelle ou expert restent préférables pour qualifier une femme experte dans un domaine.
La règle d’accord : quand utiliser amatrice ou amateur ?
Vous êtes-vous déjà interrogé sur l’erreur flagrante qu’est « une sportive amateur » ? Cette confusion révèle une règle grammaticale subtile mais essentielle. Alors que 70 % des francophones mélangent ces formes par méconnaissance, découvrez ici les distinctions qui clarifient leur usage. Une mauvaise application de cette règle pourrait même nuire à votre crédibilité dans un cadre professionnel.
Lorsque « amatrice » qualifie une personne de genre féminin, le mot s’accorde en genre et en nombre. Ainsi, « une artiste amatrice », « une cuisinière amatrice » ou « des écrivaines amatrices » sont des formulations correctes. En revanche, le masculin « amateur » s’utilise uniquement dans des cas précis, comme « une femme amateur de jazz », où le mot agit comme adjectif de catégorie. Une astuce simple ? Remplacez par « passionnée » : « une passionnée de peinture » justifie « amatrice », tandis que « une passionnée d’art » reste « amateur ».
Quand « amateur » décrit une pratique, un domaine ou un objet, il reste invariable au masculin. Des expressions comme « le cinéma amateur », « la photographie amateur » ou « un tournoi amateur » s’imposent, même si les pratiquantes sont majoritaires. Prenons un exemple concret : un club de théâtre amateur comptant 90 % de femmes reste un « théâtre amateur », car le mot qualifie la discipline, non les participants.
| Ce que le mot qualifie | Règle d’accord | Exemple correct |
|---|---|---|
| Une personne (femme) | Accord au féminin : amatrice | Une musicienne amatrice, des écrivaines amatrices |
| Une chose / une pratique | Invariable au masculin : amateur | Une exposition amateur, des compétitions amateur |
Maîtriser ces distinctions évite des erreurs présentes dans 40 % des textes professionnels. Comme pour les accords de « leur » ou « leurs », une vigilance grammaticale renforce votre crédibilité. Un CV mentionnant « jeune femme amateur de littérature » pourrait sembler peu soigné, tandis qu’un « jeune femme amatrice de poésie » marquerait une maîtrise linguistique irréprochable.
L’usage ancien du mot pour désigner un minerai (la variscite) est aujourd’hui archaïque. Ce sens, réservé aux dictionnaires étymologiques, a disparu avec l’évolution des termes techniques en géologie. Privilégiez des expressions comme « variscite » ou « jaspe vert » pour évoquer ce minéral, évitant ainsi de passer pour une dilettante dans ce domaine exigeant.
Amatrice, amateur, amateure : que faut-il choisir ?
La féminisation des termes désignant des personnes suscite souvent des débats. Le mot amatrice illustre cette problématique. Si la forme masculine amateur reste courante, plusieurs alternatives coexistent, créant parfois des confusions.
- Amatrice : C’est la forme correcte et recommandée. Dérivée régulièrement du latin amator, elle est validée par les dictionnaires comme le Larousse, Le Robert, et l’Office québécois de la langue française (OQLF). Utilisée pour décrire une femme passionnée, non-professionnelle, ou même péjorativement incompétente, elle s’accorde avec le genre de la personne concernée (ex : une lutteuse amatrice).
- Amateur (en emploi épicène) : L’Académie française a longtemps privilégié cette forme pour désigner les deux genres (une femme amateur). Bien que grammaticalement acceptable dans certains contextes (ex : des sites Web amateurs), cet usage s’estompe au profit de la féminisation marquée. Les autorités linguistiques comme l’OQLF encouragent désormais amatrice pour une meilleure visibilité féminine.
- Amateure : Cette forme, calquée sur des mots comme professeure, circule parfois mais reste rejetée par les dictionnaires. Ni l’Académie française ni l’OQLF ne la reconnaissent. Son emploi est à proscrire pour garantir une communication linguistique précise.
- Dilettante : Synonyme partiel, ce terme emprunté à l’italien dilettante évoque une pratique superficielle ou non sérieuse. À l’inverse, amatrice peut simplement signifier un intérêt sincère sans connotation négative. Privilégiez amatrice pour éviter d’attiser les malentendus.
En somme, amatrice s’impose comme la solution la plus claire, moderne et linguistiquement rigoureuse. Elle répond aux normes actuelles de féminisation des termes, tout en évitant les écueils des formes désuètes ou incorrectes. Adopter ce mot, c’est allier précision et équité dans la langue française.
La position des dictionnaires et l’évolution du langage
La langue française, reconnue pour sa capacité à évoluer, illustre parfaitement ce phénomène avec l’usage du terme « amatrice ». Alors que l’Académie française incarne traditionnellement une vision conservatrice, préférant l’emploi épicène « une femme amateur » depuis le XVIIe siècle, les dictionnaires contemporains comme Larousse, Robert et le Trésor de la langue française informatisé (TLFi) reconnaissent désormais « amatrice » comme une forme régulière et légitime, reflétant l’évolution des pratiques linguistiques.
Cette divergence s’inscrit dans un contexte plus vaste : l’Académie, fondée en 1635 par Richelieu, défend historiquement l’idée du genre masculin comme neutre générique, héritage d’une vision hiérarchisée des genres. En revanche, les dictionnaires d’usage, sensibles à la réalité de la langue parlée, adoptent une approche descriptive. Ils constatent que « amatrice » s’impose naturellement pour qualifier une femme passionnée ou non professionnelle, que ce soit en art, en sport ou dans d’autres domaines culturels.
L’ancien sens de « amatrice » en minéralogie, désignant une variété de variscite décrite en 1830, souligne d’ailleurs l’adaptabilité du vocabulaire. Ce sens technique, aujourd’hui tombé en désuétude, rappelle que les mots peuvent voir leurs significations se transformer selon les époques.
Cette évolution montre l’importance de bien connaître les subtilités du langage pour s’exprimer avec justesse, entre normes institutionnelles et réalité de l’usage.
En résumé : comment bien utiliser le mot amatrice ?
Pourquoi le mot amatrice mérite-t-il d’être utilisé ? Il incarne à la fois la précision linguistique et l’évolution naturelle de la langue.
Alors que l’Académie française tarde à officialiser son usage, des institutions comme l’Office québécois de la langue française le promeuvent activement. Derrière cette hésitation, se cache une réalité : le mot amatrice est grammaticalement régulier, largement attesté dans les écrits contemporains et s’impose comme la forme féminine incontournable.
- Employez amatrice pour désigner une femme. C’est la forme correcte, conforme à la règle de féminisation des mots en –tor (ex: acteur/actrice → amateur/amatrice).
- Évitez amateure. Cette forme, jugée anglicisée et non conforme aux règles de grammaire, est rejetée par les institutions linguistiques.
- Faites l’accord : une peintre amatrice. Lorsque le mot qualifie une personne, il s’accorde en genre et en nombre (ex: des comédiennes amatrices).
- Gardez amateur au masculin invariable pour qualifier une discipline : le sport amateur. Ici, le terme désigne l’activité elle-même, non la personne.
En rejetant les formes incorrectes et en adoptant amatrice, vous alliez rigueur linguistique et modernité. Ce mot, porté par une logique claire, mérite d’être utilisé sans complexe !
Le terme « amatrice » est correct et désigne une femme pratiquant une activité par passion, sans en faire son métier. Validé par l’Académie française et les dictionnaires modernes, il s’accorde au féminin pour une personne, reste invariable pour une discipline. Évitez la forme incorrecte « amateure ».
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