Fables

Contes libertins

Récits poétiques

Correspondance

Théâtre et Opéra

Oeuvres en prose

Contact JMB

Les contes de la troisième partie. Achevé d'imprimé du 27 janvier 1671.

Les Oies du Père Philippe
La Mandragore
Les Rémois
La Coupe enchantée
Le Faucon
La Courtisane amoureuse
Nicaise
Le bât
Le Baiser rendu
Epigramme
Imitation d'Anacréon
Autre imitation d'Anacréon
Le différend de Beaux Yeux et Belle Bouche
Le petit Chien qui secoue de l'argent et des pierreries
Clymène
LETTRE A M. D. C. A. D. M.


Le bât


Un peintre était, qui jaloux de sa femme,
Allant aux champs lui peignit un baudet
Sur le nombril, en guise de cachet.
Un sien confrère amoureux de la dame,
La va trouver et l'âne efface net;
Dieu sait comment; puis un autre en remet
Au même endroit, ainsi que l'on peut croire.
A celui-ci, par faute de mémoire,
Il mit un bât; l'autre n'en avait point.
L'époux revient, veut s'éclaircir du point.
Voyez, mon fils, dit la bonne commère,
L'âne est temoin de ma fidélité.
Diantre soit fait, dit l'époux en colère,
Et du témoin , et de qui l'a bâté.
Google
 

ancre







W.Aractingi