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Les contes de la première partie. Achevé d'imprimé du 10 janvier 1665

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Préface
Joconde
Richard Minulto
Le Cocu, battu, et content
Le Mari confesseur
Conte d'une chose arrivée à Château-Thierry
Conte tiré d'Athénée
Autre conte tiré d'Athénée
Conte de **** (soeur Jeanne)
Conte du Juge de Mesle
Conte d'un paysan qui avait offensé son Seigneur
Imitation d'un conte intitulé "les Arrêts d'Amour"
Les Amours de Mars et de Vénus
Ballade


Avertissement


Les nouvelles en vers dont ce livre fait part au public , et dont l'une est tirée de l'Arioste, l'autre de Boccace, quoique d'un style bien différent, sont toutefois d'une même main. L'auteur a voulu éprouver lequel caractère est le plus propre pour rimer des contes. Il a cru que les vers irréguliers ayant un air qui tient beaucoup de la prose, cette manière pourrait sembler la plus naturelle, et par conséquent la meilleure. D'autre part aussi le vieux langage, pour les choses de cette nature, a des grâces que celui de notre siècle n'a pas. Les Cent Nouvelles nouvelles, les vieilles traductions de Boccace et des Amadis, Rabelais, nos anciens poètes nous en fournissent des preuves infaillibles. L'auteur a donc tenté ces deux voies sans être encore certain laquelle est la bonne. C'est au lecteur à le déterminer là-dessus; car il ne prétend pas en demeurer là, et il a déjà jeté les yeux sur d'autres nouvelles pour les rimer. Mais auparavant il faut qu'il soit assuré du succès de celles-ci, et du goût de la plupart des personnes qui les liront. En cela comme en d'autres choses, Terence lui doit servir de modèle. Ce poète n'écrivait pas pour se satisfaire seulement, ou pour satisfaire un petit nombre de gens choisis; il avait pour but, Populo ut placerent quas fecisset fabulas.
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ancre







W.Aractingi